Libérez Georges Ibrahim Abdallah!

Georges Ibrahim Abdallah est un « révolutionnaire libanais », emprisonné depuis 34 ans en France. Il est aujourd’hui incarcéré dans la prison de Lannemezan. Sa peine de sûreté s’est achevée en 1999.

Ce libanais, issu d’une famille chrétienne, originaire de Kobayat dans le nord du Liban, est aujourd’hui âgé de 67 ans. Cofondateur en 1979 des « Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises », un petit groupe marxiste anti-impérialiste qui a revendiqué l’exécution d’un attaché militaire américain, à Paris, Charles Ray et d’un diplomate israélien Yacov Barsimentov à Boulogne-Billancourt alors que le Liban était envahi par l’armée israélienne, il a été arrêté à Lyon, le 24 octobre 1984, puis condamné à perpétuité en 1987.

Lors de son procès à Lyon en 1987, il a été jugé coupable de complicité dans ces assassinats. Cet ancien instituteur a déclaré devant ses juges : « Je suis un combattant pas un criminel ». Il a ajouté « la voie que j’ai suivie m’a été imposée par les atteintes aux droits de l’homme perpétrées contre les Palestiniens ». Abdallah a été condamné en 1987 à la prison à perpétuité lors d’une audience controversée, considérée comme une tache indélébile pour le système juridique français.

Le procès a souffert de nombreuses irrégularités, tout d’abord parce qu’un des avocats d’Abdallah a contribué à l’espionner. Quant aux soi-disant preuves contre Abdallah, elles ont été fabriquées de façon rétroactive par les services du renseignement français, américain et israélien.

Les politiques agressives contre le Liban, européennes en général et sioniste en particulier, et la façon dont la France y a contribué ont donné naissance au « phénomène Abdallah », comme à beaucoup d’autres comme lui.

Ces politiques ont contribué à ce qui était appelé « les opérations spéciales » dans lesquelles la plupart des organisations palestiniennes ont été impliquées avec beaucoup d’autres mouvements de libération nationale. Ceux faussement catalogués comme « terroristes » agissaient en conformité avec leurs droits en tant qu’hommes. Le cas d’Abdallah est un cas de résistance nationale légitime.

Au fil des années et des recours en justice, les États-Unis se sont systématiquement opposés à toute libération, même conditionnelle, de Georges Ibrahim Abdallah, prétextant « un danger pour la stabilité du Liban ». Ils ont à chaque fois obtenu satisfaction du pouvoir français.

La dernière exigence en date remonte à avril 2014, quand le département d’État américain (sous la présidence de Barack Obama) est intervenu auprès du gouvernement français pour empêcher la libération et le retour au Liban d’Abdallah. Inutile de préciser que le premier ministre Manuel Vals et le président François Hollande se sont alors empressés d’obtempérer.

Adapté de : http://www.chroniquepalestine.com/georges-ibrahim-abdallah-il-est-de-nos-luttes-nous-sommes-de-son-combat/

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