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Communiqué de presse

Montréal, le 3 janvier 2022

L’un des piliers du système brutal d’apartheid d’Israël est celui de la détention administrative. En vertu de ce système, Israël peut arrêter tout Palestinien à tout moment et l’incarcérer sans preuve ni accusation formelle, et sans procédure judiciaire régulière. La détention administrative peut être renouvelée indéfiniment tous les six mois sans recours à l’appel. Par conséquent, les Palestiniens peuvent être incarcérés pendant plusieurs années sans accusation et sans procès. Ce système de détention administrative arbitraire a été introduit par la Grande-Bretagne lors de son mandat et subséquemment appliqué par le régime d’apartheid d’Israël.

Hisham Abou Hawash, victime de la rétention administrative comme des centaines d’autres Palestiniens, et gréviste de la faim palestinien emprisonné par le régime d’apartheid israélien, en est à son cent trente-huitième jour de grève de la faim.

Hisham Abou Hawash, quarante ans, marié et père de cinq enfants, a entamé sa grève de la faim le 17 août 2021 afin de réclamer que soit mis fin à sa rétention administrative, autrement dit à son emprisonnement par Israël sans accusation ni procès. Tout au long de sa grève, il a été obligé maintes fois de faire l’aller et retour entre la clinique de la prison de Ramle, reconnue pour ses carences et ses négligences médicales, et de brèves visites dans des hôpitaux civils. Avec un état de santé très déficient, Hisham Abou Hawash poursuit néanmoins sa grève de la faim, alors qu’il est gardé pour l’instant à l’hôpital civil israélien Assaf Harofeh.

Toutefois, il ne peut quitter l’hôpital ni être transféré vers un hôpital palestinien. Par conséquent, il reste de fait un prisonnier et il refuse de mettre un terme à sa grève de la faim parce que, dès que sa santé s’améliorera, les autorités d’occupation israéliennes le soumettront à nouveau au régime de la détention administrative.

Au cours de ses multiples arrestations, il a passé en tout huit ans dans les prisons de l’occupation israélienne, dont cinquante-deux mois sans accusation ni procès, dans le cadre de cette rétention.

Actuellement, environ cinq cents des quatre mille cinq cent cinquante prisonniers politiques palestiniens sont emprisonnés sans accusation ni procès dans le cadre de la détention administrative.

Palestiniens et Juifs Unis  appelle le gouvernement d’Israël à libérer Hisham Abou Hawash immédiatement, sans quoi il se rendra coupable d’un meurtre extrajudiciaire de plus à ajouter à sa longue liste de crimes commis contre le peuple palestinien.

PAJU soutient l’appel de Samidoun à des manifestations publiques pour libérer Hisham Abou Hawash  et pour dénoncer le système de détention administrative illicite d’Israël.

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Info : kab1@videotron.ca