Encore une fois, une attaque meurtrière contre la communauté musulmane

Communiqué de presse

Montréal, le 18 mars 2019

Aujourd’hui, Palestiniens et juifs unis ajoute sa voix à tous ceux et celles qui expriment leur solidarité avec la communauté musulmane face à la tuerie en Novelle Zélande de 49 musulmans aux prières et de nombreux d’autres blessées, un acte de haine déraisonnable fomenté par le racisme des mouvements de l’extrême droite.

L’assassin militant d’extrême-droite australien, qui a commis les massacres en Nouvelle-Zélande, avait comme « idole », Donald Trump, qu’il a qualifié de «symbole de l’identité blanche ». Au moins 49 personnes assassinées et des dizaines d’autres blessées, à l’intérieur de deux mosquées, s’avère le résultat de la politique et des discours raciste qui ciblent en particulier les musulmans.

Donald Trump, champion de la suprématie blanche dans le monde entier, est le politicien raciste qui a accédé au pouvoir sur la vague de ces « hommes blancs en colère » qui forment l’ossature des organisations suprématistes blanches et néonazies qui jaillissent partout en Occident. Trump, cependant, ne les a pas créés; ils étaient déjà là. Le taux de chômage et la pauvreté élevés résultant de l’économie néolibérale et des mesures d’austérité qui en résultent, et qui accompagnent invariablement le néolibéralisme, ont donné à l’extrême droite son forum raciste, lequel claironne la haine de musulmans, de juifs, d’immigrants, de l’Autre généralisé.

Le tueur de ces innocents dans les deux mosquées en Nouvelle Zélande s’inspirait des extrémistes blancs de Charlottesville, ceux que Trump avait tweeté comme étant d’«honnêtes gens». Le tueur s’inspirait aussi de la tuerie de la Grande Mosquée à Québec laquelle servait comme modèle pour son propre acte haineux contre des innocents aux prières. Trump n’est pas le seul homme politique à utiliser le racisme comme outil politique. Il y a ceux qui sont plus subtils et qui utilisent la politique identitaire pour solidifier leur base électorale anti-immigrants  et antimusulman. Dans certains cas, les «chartes»  ou les «tests» de « valeurs»  servent le même objectif.

Il y en a d’autres qui sont beaucoup moins subtils. Tel qu’expliqué par CAPJPO –EuroPalestine :

Et en Australie, le pays d’origine de l’assassin, il s’est même trouvé un sénateur, Fraser Anning, pour ne pas le nommer, qui a déclaré sa colère… non pas contre le massacre, mais contre la « politique d’immigration qui a autorisé des fanatiques musulmans à immigrer en Nouvelle-Zélande ».
Ce même sénateur, suprémaciste blanc avait appelé à la « solution finale » contre les Musulmans.

Il est toujours en poste, et cela ne semble choquer personne. (http://www.europalestine.com/spip.php?article78)

Les hypocrites en politiques qui fomentent la xénophobie pour des fins politiques sont nombreux. À nous les citoyens et citoyennes de les dénoncer sur la place publique et de nous assurer que telle tragédies qui eurent lieu à Québec et en Nouvelle Zélande ne se répètent plus jamais. Restons solidaires, tous ensemble contre la politique identitaire, contre le profilage racial, contre toute forme de racisme. Disons à haute voix que l’Autre, c’est mon concitoyen et ma concitoyenne, qu’il n’y aura pas de catégories de citoyen nulle part, que nous sommes liés par une humanité commune.

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