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« QUE CESSE L’OCCUPATION ! » PAJU No 914, 17 août 2018: Les politiques israéliennes à Gaza sont génocidaires

Date de publication : 2018-08-17

par Haidar Eid, le 3 août 2018

Les Palestiniens de Gaza vivent en permanence un siège israélien, illégal et paralysant qui a brisé toutes les sphères de leur vie, incitant l’ancien Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme, Richard Falk, à le qualifier de « prélude à un génocide ».

En 2009, la mission d’enquête des Nations Unies sur le conflit de Gaza, dirigée par le très respecté juge sud-africain Richard Goldstone, a déclaré Israël coupable de « crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité ».

Le rapport Goldstone, par exemple, conclut que la guerre d’Israël contre Gaza « visait à punir, humilier et terroriser une population civile, à réduire radicalement sa capacité économique locale à travailler et à subvenir à ses besoins et de lui imposer un plus grand sentiment de dépendance et de vulnérabilité ».

Les politiques israéliennes à Gaza sont génocidaires

Les Palestiniens de Gaza vivent en permanence un siège israélien, illégal et paralysant qui a brisé toutes les sphères de leur vie, incitant l’ancien Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme, Richard Falk, à le qualifier de « prélude à un génocide ». En 2009, la mission d’enquête des Nations Unies sur le conflit de Gaza, dirigée par le très respecté juge sud-africain Richard Goldstone, a déclaré Israël coupable de « crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité ».

Le rapport Goldstone, par exemple, conclut que la guerre d’Israël contre Gaza « visait à punir, humilier et terroriser une population civile, à réduire radicalement sa capacité économique locale à travailler et à subvenir à ses besoins et de lui imposer un plus grand sentiment de dépendance et de vulnérabilité ».

Le même scénario s’est répété en 2012 et encore en 2014, pire cette fois-là parce qu’Israël estime pouvoir poursuivre ses crimes de guerre en toute impunité. Et Israël a décidé de resserrer le siège en fermant le seul passage commercial, voire de renforcer ses attaques en ciblant des manifestants pacifiques demandant la mise en œuvre des résolutions de l’ONU et la fin de ce siège hermétique.

Lors de sa visite à Gaza, la professeure Sara Roy, spécialiste de Gaza, décrit la bande de Gaza comme « une terre déchirée et marquée, la vie de ses habitants s’est effondrée. Gaza se dégrade sous le poids de la dévastation continue, incapable de fonctionner normalement... » La professeure Roy conclut que « le déclin et l’invalidité de l’économie et de la société de Gaza ont été délibérés, le résultat de cette politique d’état, sciemment planifié, mis en œuvre et appliqué… et tout comme la disparition de Gaza a été consciemment orchestrée, il en est de même pour les obstacles qui empêchent son rétablissement. » Outre les attaques et les frappes aériennes quotidiennes d’Israël, les Gazaouis souffrent également de la contamination de l’eau, de l’air et du sol en raison des coupures de courant rendues dues au manque de carburant des principaux générateurs du réseau électrique de Gaza.

En fait, la conclusion à laquelle sont arrivés les Gazaouis est qu’Israël a l’intention de détruire Gaza car les organes officiels et les dirigeants du monde choisissent de ne rien dire et de ne rien faire. Il ne faut pas tolérer le refus flagrant d’Israël de coopérer avec la décision de la communauté internationale de reconstruire Gaza, pour laquelle plusieurs milliards de dollars ont été promis à Sharm El-Sheikh.

Les attaques israéliennes ont endommagé ou complètement détruit de nombreux bâtiments publics et, selon des rapports du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, ont gravement endommagé ou complètement détruit des milliers d’habitations familiales, d’écoles, d’universités et d’usines. On a également promis à beaucoup d’autres Palestiniens qui ont passé plusieurs hivers et étés dans des tentes et des caravanes de reconstruire leurs maisons et leurs écoles, mais rien n’a encore été fait pour soulager leurs souffrances.

La pratique de tuer délibérément et sans scrupules des civils, illustrée par les tirs extrajudiciaires de manifestants non violents à la partie est de la clôture de la bande de Gaza, n’est pas un incident isolé. Cela fait partie intégrante d’une politique globale et continue de viser les civils palestiniens de la bande de Gaza et les priver systématiquement de leurs droits de mouvement, de travail, de soins médicaux, d’études, de moyens de subsistance et de plus en plus, la vie elle-même. Mais c’est aussi un reflet de la nature de l’État d’Israël, c’est-à-dire un état colonial.

L’historien antisioniste d’Israël, Ilan Pappe, met en lumière l’idéologie qui sous-tend cette politique génocidaire : « Le sionisme est essentiellement un mouvement colonial de colons qui voulaient acquérir le plus de terres palestiniennes avec le moins de Palestiniens vivant là-bas. »

Comme le regretté Patrick Wolfe, érudit du colonialisme l’a constaté, la rencontre entre les colons et la population indigène a déclenché « une logique d’élimination des indigènes ». Dans certains endroits, tels que l’Amérique du Nord, l’anéantissement était littéralement un génocide des indigènes; en Palestine, il s’agissait d’une forme d’élimination différente, obtenue par la ségrégation, le nettoyage ethnique et l’enclavement.

En dépit du retrait unilatéral par Israël de la bande de Gaza en 2005, Israël maintient une présence militaire permanente dans les eaux territoriales de Gaza et contrôle la circulation des personnes et des marchandises dans la bande en ciblant tout individu qui entre dans la zone interdite désignée par l’armée israélienne. Israël continue également de contrôler le registre de la population de Gaza. Pourtant, Israël affirme qu’il n’est plus la puissance occupante dans la bande de Gaza et utilise cette excuse, en plus des résultats des élections démocratiques de 2006, pour intensifier sa politique de siège et d’attaques meurtrières contre les civils de Gaza.

Et maintenant, Israël a décidé de devenir ouvertement un État d’apartheid en légalisant la discrimination raciale. Je me suis efforcé de déterminer s’il existe dans le monde des constitutions ou des lois similaires à la « nouvelle » loi fondamentale sur l État-nation d’Israël, qui vise à établir un fondement juridique à la suprématie juive et au racisme contre les Palestiniens autochtones, y compris devenir la plus grande prison à ciel ouvert au monde; seulement l’Afrique du Sud sous l’apartheid et l’Amérique à l’ère de l’esclavage et de la ségrégation s’y trouvent.

Alors, que faire?

Dans un article publié dans MEE, Gideon Levy demande : « Israël, où est ton indignation face à la législation de l’apartheid? » Le monde extérieur doit intervenir. D’où notre appel à #BDS. Mais, en Palestine, nous avons un besoin urgent de discussions sérieuses sur un programme de transformation politique radicale, avec l’échec désastreux des programmes existants, à droite et à gauche, un programme qui se dissocie de la solution raciste de deux États, un programme plus inclusif qui garantit les droits de tous les segments du peuple palestinien.

À propos de Haidar Eid

Haidar Eid est professeur associé de littérature postcoloniale et postmoderne à l’université al-Aqsa de Gaza. Il a beaucoup écrit sur le conflit israélo-arabe, y compris des articles publiés dans Znet, Electronic Intifada, Palestine Chronicle et Open Democracy. Il a publié des articles sur les études culturelles et la littérature dans de nombreuses revues, notamment Nebula, le Journal of American Studies en Turquie, Cultural Logic et le Journal of Comparative Literature.

Adapté de: https://mondoweiss.net/2018/08/israels-policies-genocidal/?utm_source=Mondoweiss+List&utm_campaign=aad5ef3296-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_b86bace129-aad5ef3296-398594157&mc_cid=aad5ef3296&mc_eid=3592db61b2

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