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« QUE CESSE L’OCCUPATION ! » PAJU No 886, 2 février 2018: Souvenirs d’une jeunesse palestinienne à Jérusalem

Date de publication : 2018-02-02

C’est une lettre d’amour adressée à Jérusalem. Cette magnifique histoire va s’inscrire avec émotion dans la mémoire et les souvenirs de tant de Palestiniens.

Jérusalem 1934 : Le professeur venait d’inciter les étudiants à réciter la première prière du Coran, Al-Fatiha (L’Ouverture), ce qu’ils ont fait en chœur. Le jeune Issa Boullata réalisa rapidement que les mots qu’il entendait étaient une prière différente du Notre Père qui êtes au Cieux que ses parents (chrétiens) lui avaient enseignée à la maison. Néanmoins, il a appris Al-Fatiha et a commencé à le réciter à voix haute avec ses camarades de classe. C’est une anecdote qui illustre la nature pluraliste de la société de Jérusalem à cette époque et des relations harmonieuses qui existaient entre ses habitants, même en période d’adversité.


Souvenirs d’une jeunesse palestinienne à Jérusalem

C’est une lettre d’amour adressée à Jérusalem. Cette magnifique histoire va s’inscrire avec émotion dans la mémoire et les souvenirs de tant de Palestiniens.

Jérusalem 1934 : Le professeur venait d’inciter les étudiants à réciter la première prière du Coran, Al-Fatiha (L’Ouverture), ce qu’ils ont fait en chœur. Le jeune Issa Boullata réalisa rapidement que les mots qu’il entendait étaient une prière différente du Notre Père qui êtes au Cieux que ses parents (chrétiens) lui avaient enseignée à la maison. Néanmoins, il a appris Al-Fatiha et a commencé à le réciter à voix haute avec ses camarades de classe. C’est une anecdote qui illustre la nature pluraliste de la société de Jérusalem à cette époque et des relations harmonieuses qui existaient entre ses habitants, même en période d’adversité.

Jérusalem 1948: J’ai vu la Nakba dévorer mon pays, détruire le tissu de ma société et disperser mon peuple dans des directions différentes alors qu’Israël était en train de devenir une nouvelle nation, un État juif, immédiatement reconnu par les États-Unis et d’autres pays. En même temps, les restes en miettes de la Palestine languissaient en désordre.

Jérusalem 1968 : La guerre de Six Jours: J’ai été frappé par le sentiment d’impuissance et de regret que M. Boullata décrit et qui semble faire écho au manifeste de 1979 d’Edward Said, La question de la Palestine : La Palestine est inexistante aujourd’hui, sauf comme une mémoire ou, plus important encore, comme une idée, une expérience politique et humaine, et un acte de volonté populaire soutenue.

Boullata lui-même est resté dans le quartier chrétien de la vieille ville, étudiant l’architecture à Londres, puis quittant définitivement Jérusalem en 1968, un an après la guerre de Six Jours. Il parle de ses expériences dans cette ville qu’il a tant aimée et qu’il aimera jusqu’à la fin de ses jours. Comme ses racines sont solidement ancrées à Jérusalem, ses lecteurs ont un regard unique sur une Palestine qui en un sens a disparu, mais n’est pas oubliée. La paralysie actuelle des relations entre Israël et les Palestiniens (apparemment intentionnelle d’un coté) et le passage du temps ne pourront entamer cette mémoire.

Adapté de http://reviewcanada.ca/magazine/2014/09/what-remains/

Écrit par Issa Boulatta et analysé par Ayah Victoria McKhail

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs unis)

WWW.PAJUMONTREAL.ORG

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