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« QUE CESSE L’OCCUPATION ! » PAJU No 866, 15 septembre 2017: Les forces israéliennes démolissent une école en Cisjordanie quelques heures avant le premier jour d’école

Date de publication : 2017-09-15

BETHLÉEM, Cisjordanie - Les jeeps militaires israéliens se sont dirigés vers la première et seule école primaire de Jubbet al-Dhib en terrorisant les habitants qui terminaient les préparatifs de la grande ouverture de l'école le lendemain matin. Les soldats ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles d’acier recouvertes de caoutchouc afin d’ouvrir la voie aux bulldozers et camions à plate-forme amenés pour démolir l'école. L'école, située entre quatre villages palestiniens à la périphérie de Bethléem, a été construite de canevas sur une assise de béton par les autorités locales et des ONG internationales en partenariat avec l'Union européenne, dans l'espoir d'atténuer la multitude de défis auxquels sont confrontés les élèves de la région.

Les forces israéliennes démolissent une école en Cisjordanie quelques heures avant le premier jour d’école

BETHLÉEM, Cisjordanie - Les jeeps militaires israéliens se sont dirigés vers la première et seule école primaire de Jubbet al-Dhib en terrorisant les habitants qui terminaient les préparatifs de la grande ouverture de l'école le lendemain matin. Les soldats ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles d’acier recouvertes de caoutchouc afin d’ouvrir la voie aux bulldozers et camions à plate-forme amenés pour démolir l'école.

L'école, située entre quatre villages palestiniens à la périphérie de Bethléem, a été construite de canevas sur une assise de béton par les autorités locales et des ONG internationales en partenariat avec l'Union européenne, dans l'espoir d'atténuer la multitude de défis auxquels sont confrontés les élèves de la région.

Les soldats israéliens ont rapidement contrôlé la zone avec des armes de contrôle de foules et, une heure après leur arrivée, les abris ont été ramassés et emmenées avec les tables, les bureaux, les équipements de construction, tout quoi sauf la fondation de béton, les salles de bains et les petites chaises apportées pour les jeunes de sept à neuf ans qui devaient assister à leur premier jour d'école le matin suivant.

La seule autre école de la région, l'école primaire et secondaire de Hateen pour garçons et filles, située au milieu du village de Ta'amra, à la périphérie de la ville de Bethléem, est en fait une maison rénovée récemment louée par l'Autorité palestinienne pour desservir les enfants de quatre villages locaux.

Dans la première chambre, les garçons et les filles se sont assis serrés les uns sur les autres depuis leur premier jour de la maternelle. Ce sont les enfants qui vivent les plus proches de l'école, de sorte qu'ils ont eu priorité à la classe. Les enfants des enfants des villages avoisinants eux doivent parcourir jusqu'à six milles.

Il n'y a pas de bus scolaire. Bien des gens qui vivent dans un village rural ne sont pas reliés à des grilles électriques ou à des conduites d'eau, n'ont aucun moyen de transport et peu d'argent pour se rendre quotidiennement à l'école, laissant la plupart des enfants sans autre choix que de marcher.

Les salles de classe ne sont pas assez grandes pour contenir tous les élèves qu'elles desservent. Debout dans l'une des salles de classe au sous-sol de l'école à domicile, le directeur, Nesreen Duwayb, a expliqué que vingt élèves étaient censés recevoir leur enseignement dans cette petite salle.

«Il est très difficile d'étudier dans une telle pièce, les élèves ne peuvent bien se concentrer, car, regardez ces conditions», a-t-elle dit, montrant la petite pièce dont les murs sont décorés du sol au plafond par les projets réalisés par les enfants, une tentative d'éclairer la triste salle.

La nouvelle école, qui aurait été fréquentée par plus de 60 enfants, a été construite pour aider à atténuer cette situation, mais tandis que l'ancienne école est située dans la zone B sous contrôle commun israélo-palestinien, la nouvelle école, située dans la zone C, relève du contrôle israélien. Toute construction dans la zone C ce qui concerne plus de 60 pour cent de la Cisjordanie, nécessite un permis de construire refusé à 98,5 %.

L'Union européenne et l'Autorité palestinienne avaient espéré obtenir ce permis de construire rétroactivement, car les deux organismes pressaient déjà les autorités israéliennes à approuver un «plan directeur» pour ces villages, ce qui leur permettrait également d'être accrochés aux réseaux électriques, au réseau d’eau et aux installations sanitaires. Un employé palestinien avec l'une des ONG impliquées dans le projet, qui a requis l’anonymat, a déclaré au Mondoweiss que construire l'école dans la zone C était un plan calculé.

«Nous tâchons de persuader le bureau de la planification», a expliqué l'employé, en se référant à la pression exercée sur Israël pour approuver le plan directeur. «Nous ne pouvons pas quitter la zone C, conformément à une politique de l'Autorité palestinienne et de l'UE, sinon ces terrains seront plus tard confisqués au profit de l'expansion des colonies. Avoir une école dans la zone C est un moyen de supporter le plan directeur et de convaincre la communauté de ne pas partir. »

Le lendemain de la confiscation, les enfants sont tout de même venus. Les 64 élèves qui s'attendaient à commencer leur classe à leur nouvelle école se sont rassemblés sur la base de béton stérile dans le cadre d'une manifestation symbolique. Ils ont chanté l'hymne national auprès des politiciens, des militants, des parents et des enseignants avant de recevoir de nouveaux sacs à dos à emporter chez eux.

Pour leur deuxième jour d'école, certains enfants retourneront à l'école délabrée du village, tandis que la plupart continueront à faire de longues promenades dans les écoles d'autres régions, où ils sont traités inégalement et sont sujets à la moquerie, à la fois parce qu’ils viennent d’une zone rurale et parce qu’ils arrivent souvent en retard portant des vêtements sales et pleins de sueur à cause de leur longue marche à l’école.

« Nous sommes venus à l’école et avons trouvé l’école détruite », a déclaré un jeune garçon. « C’est le premier jour d’école et nous sommes simplement tristes parce que les soldats ont pris notre école, mais nous voulons la reconstruire et étudier ici, du moins nous l’espérons ».

Adapté de: http://mondoweiss.net/2017/08/israeli-destroy-childrens/

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Considérez le sort de ces enfants palestiniens en comparaison avec nos enfants et leur rentrée à l’école pour amorcer une nouvelle année scolaire.

Bruce Katz

Palestiniens et Juifs unis

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