PAJU - Palestiniens et Juifs Unis

Aller au contenu | Aller au menu | Aide - Accessibilité | Plan du site | English version

  1. Vous êtes ici :  
  2. Accueil  >
  3. Vigile  >
  4. « QUE CESSE L’OCCUPATION ! » PAJU No 838, 3 mars 2017: Votre conscience est-elle en paix, vous, les médecins?

« QUE CESSE L’OCCUPATION ! » PAJU No 838, 3 mars 2017: Votre conscience est-elle en paix, vous, les médecins?

Date de publication : 2017-03-03

Il est resté trois mois dans votre hôpital. Pendant un certain temps, il a été sur un respirateur aux soins intensifs, bourré de calmants. Puis, son état s’étant amélioré, il a été transféré au service de chirurgie. Vous saviez qu’il avait 25 ans et qu’il venait d’avoir une chimiothérapie. Vous saviez aussi que les soldats lui avaient tiré dans l’estomac lui infligeant de sérieuses blessures. Apparemment, il a reçu un traitement médical satisfaisant pendant les trois mois qu’il est resté sur un lit de votre hôpital.


Votre conscience est-elle en paix, vous, les médecins?

Il est resté trois mois dans votre hôpital. Pendant un certain temps, il a été sur un respirateur aux soins intensifs, bourré de calmants. Puis, son état s’étant amélioré, il a été transféré au service de chirurgie. Vous saviez qu’il avait 25 ans et qu’il venait d’avoir une chimiothérapie. Vous saviez aussi que les soldats lui avaient tiré dans l’estomac lui infligeant de sérieuses blessures. Apparemment, il a reçu un traitement médical satisfaisant pendant les trois mois qu’il est resté sur un lit de votre hôpital.

Aucun d’entre vous pourtant ne s’est inquiété qu’il soit seul dans sa chambre, totalement coupé de sa famille. Vous l’avez vu sortir peu à peu de son coma, son abdomen restant en lambeaux. N’avez-vous pas pensé qu’il méritait de voir ses parents, même pour un moment? Une caresse de la main? Un appel téléphonique au moins? Vous avez bien vu qu’il allait mourir et pourtant n’avez pas pensé qu’il fallait faire quelque chose pour lui. Avez-vous pensé qu’il n’avait pas de parents ou que ceux-ci étaient indifférents à son sort?

On s’était assuré que des soldats ou des policiers armés gardent sa chambre. Ce patient blessé et sortant de chimiothérapie n’aurait-il pas aimé avoir d’autres personnes que des soldats à ses côtés? N’avez-vous pas vu sa mère âgée venir périodiquement à l’hôpital, épuisée après l’épreuve des postes de contrôle, implorant d’être autorisée à le voir au moins pour un moment? Son plaidoyer est cruellement tombé dans les oreilles de sourds.

Pourquoi n’avez-vous pas envisagé de faire quelque chose pour ce patient, vous, les médecins qui êtes responsables de tout ce qui se passe à l’intérieur de l’hôpital. Vous n’avez rien vu, rien entendu? Votre conscience ne vous reprochera-t-elle pas votre indifférence? ... Vous n’êtes pas vraiment différents des soldats qui ont tiré sur Jalad ou des généraux et des politiciens qui ont profité de son corps.

Adapté de http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.772500 Gideon Levy

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs unis)

WWW.PAJUMONTREAL.ORG

  1. Retour en haut de page