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« QUE CESSE L’OCCUPATION ! » PAJU No 490, 2 juillet 2010: Qu’ils se nourrissent de coriandre !
Date de publication : 2010-07-03
Les Gazaouïs vont mourir un plus lentement après le blocus élargi
Les restrictions sévères et souvent arbitraires sur les produits alimentaires qui avaient la permission d’entrer à Gaza (oui pour la cannelle, non pour le coriandre) vont finir, nous dit-on. Les Gazaouïs pourront avoir toute la coriandre qu’ils veulent. Mais les produits autorisés devront encore trouver une manière d’entrer dans cette enclave et c’est toujours Israël qui contrôle le nombre de camions qui passent quotidiennement pour nourrir le million et demi de Palestiniens.
Les Gazaouïs vont mourir un plus lentement après le blocus élargi
Les restrictions sévères et souvent arbitraires sur les produits alimentaires qui avaient la permission d’entrer à Gaza (oui pour la cannelle, non pour le coriandre) vont finir, nous dit-on. Les Gazaouïs pourront avoir toute la coriandre qu’ils veulent. Mais les produits autorisés devront encore trouver une manière d’entrer dans cette enclave et c’est toujours Israël qui contrôle le nombre de camions qui passent quotidiennement pour nourrir le million et demi de Palestiniens.
En ce moment, seulement un quart des véhicules qui pouvaient passer autrefois ont la permission de livrer leur marchandise et il est peu probable que cela change de façon significative. De plus, on s’attend à ce que pour des raisons sécuritaires, le ciment et l’acier, indispensables pour rebâtir et réparer les milliers de maisons détruites dans l’attaque israélienne il y a 18 moins, soient encore interdits.
En concentrant notre attention sur la supposée fin de ce blocus « civil », Israël espère que nous oublierons de poser une question plus pertinente : Quel est le véritable but de cette dernière version du blocus?
Au fil des ans, les Israéliens se sont fait dire que le blocus était là ‘pour isoler les dirigeants terroristes du Hamas à Gaza’ ou qu’il était un levier pour arrêter les attaques des rockets contre les villages israéliens avoisinants, ou pour prévenir le réarmement de Gaza ou parce qu’il allait permettre le retour du soldat israélien capturé Gilad Shalit.
Si on y regarde de près, aucune de ces raisons n’est convaincante. Le Hamas n’a jamais été aussi puissant que maintenant; les attaques des rockets sont arrêtées depuis longtemps; les armes clandestines transitent par les nombreux tunnels qui passent sous la frontière égyptienne et non par les contrôles d’Erez et de Karni; enfin, Gilad Shalit serait déjà chez lui si les Israéliens avaient vraiment voulu faire un échange entre son retour et la fin du siège de Gaza.
Selon Dov Weisglass, le conseiller en chef du gouvernement israélien d’alors, la réelle intention du blocus est de punir le citoyen ordinaire de Gaza dans l’espoir de le pousser à travailler au renversement du Hamas. Cette stratégie relève d’une punition collective contre la population de Gaza. Et Israël devrait prendre en compte que les punitions collectives sont condamnables et punies comme étant des crimes de guerre telle que le stipule la IV Convention de Genève.
Adapté d’un article de Jonathan Cook, publié dans The National, Abu Dhabi, le 26 juin 2010. Voir : http://original.antiwar.com/cook/2010/06/25/let-them-eat-coriander/.
Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs Unis)
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